Concrètement:

« On me dit que mes compétences professionnelles ne sont remises en cause. Mais au jour de l’entretien, je ne conviens pas! Je suis fatiguée, épuisée de leur hypocrisie, de leur manque de reconnaissance. Je me sens totalement démotivée, mon épanouissement personnel est au plus bas… »

Le lien entre les deux devient clair: le manque de reconnaissance malgré un surinvestissement objectif….

Pourquoi, un tel besoin de reconnaissance?

Burn-out : le cadeau du Père absent ?

PAR BAO-ELAN VITAL COACHING & MENTORING le MAI 25, 2019 • 

Et si c’était la famille d’origine ? Et les comportements ‘dominant-dominé’ qui y germent et s’y développent ?

Car c’est bien là le paradoxe de ce fléau qu’est le burn-out et dont les manifestations sont de plus en plus préoccupantes entraînant des dégâts collatéraux dont nous n’avons sans doute pas encore mesuré l’ampleur. Paradoxe car si les causes se trouvent à l’endroit de nos racines familiales, les solutions le sont tout autant. Et ce constat vaut tout autant pour les ‘victimes’ du système (ceux qui tombent malades) que pour les bourreaux (ceux qui, prétendument, rendent les autres malades en exerçant une pression directe ou manipulatoire).

Nous avons déjà abordé dans divers articles le thème des ‘petites’ voix du passé étudiées en analyse transactionnelle. Ces injonctions parentales : « sois fort », « sois parfait » « fais plaisir » « fais vite » « seul l’effort compte » et bien d’autres encore … sont des graines idéales pour faire germer la maladie.

Nées dans l’environnement familial ces petites voix sont les conséquences des actes parentaux plus encore que des messages qu’ils transmettent à leurs enfants. Faites ce que je dis mais pas ce que je fais … Ces messages subliminaux envoyés par les parents forment un amas de croyances dans la psyché des enfants. Amenant ceux-ci à agir à l’encontre de leurs besoins les plus fondamentaux.

Si on y regarde d’un peu plus près, on constate souvent que ces petites voix apparaissent à mesure que la « fonction paternelle saine » diminue dans la famille.

Le « burn-out » serait-t-il donc un des héritages du ‘Père’ absent ?

Faisons-en l’hypothèse en prenant garde de ne pas tomber dans les généralisations ou simplifications qui s’accommodent mal de la complexité rencontrée au sein des relations familiales.

Et levons tout d’abord trois malentendus potentiels, histoire de bien se comprendre :

  • La fonction paternelle n’est pas l’apanage du papa. Idéalement, la maman devra aussi l’inclure dans l’éducation qu’elle prodigue à ses enfants. Il s’agit donc plus d’énergies et de comportements non liés au sexe du parent. Pour le dire autrement, une maman peut faire du ‘Père’ autant qu’un papa.
  • L’absence de Père ne signifie pas que papa ou maman soient rarement voire jamais à la maison. En effet, les parents peuvent être présents physiquement mais pas affectivement. Ainsi, les papas et les mamans entièrement absorbés par leur boulot ou leurs soucis personnels sont souvent éteint(e)s quand il s’agit d’assumer leur ‘fonction Paternelle’.
  • Enfin – et c’est sans doute là l’essentiel et le moins visible – une fonction paternelle ne sera saine que si elle se fonde sur un rapport pacifié avec le Féminin. En d’autres mots, un papa ou une maman ne cultivant que les qualités dites Masculines (Yang) est un(e) incubateur (incubatrice) de burn-out voire de pathologies mentales plus sévères encore.

Vers www.mc.be/psy, pour en savoir plus sur les avantages « psy » de la Mutualité chrétienne.

Certaines personnes sont-elles plus facilement à risque de  «  burn-out » ?

C’est vrai que l’on retrouve chez ces personnes quelques traits de personnalité caractéristiques, qui sont en soi positifs et qui constituent de véritables qualités « sur le papier » pour le milieu du travail :

  • être engagé,
  • entreprenant,
  • vouloir bien faire,
  • s’investir,
  • faire plus que ce qui est demandé,
  • se remettre en question pour mieux faire encore,
  • tendre à la perfection (pensant ainsi qu’on sera mieux encore apprécié). 

C’est-à-dire un travailleur à qui on peut en demander encore plus, pratiquement sans limites.

Ce travailleur-idéal est une aubaine pour l’entreprise… mais, par son attitude investie, il crée malgré lui (répondant à ses besoins d’être reconnu ou d’être apprécié) une relation au travail qui supprime toute distinction entre  » ce que je ferais bien en plus  » (l’intentionnalité) et  » ce que je suis sensé faire  » (la réalité). Pour l’entreprise, c’est une opportunité dont il faut profiter.  Pour cet individu, par contre, c’est le risque majeur de faire un burn-out, à plus ou moins brève échéance. 

Ces personnes seraient-elles plus fragiles? Parce qu’elles auraient des problèmes à la maison ? C’est possible. Mais le plus souvent, les personnes victimes en burn-out étaient en souffrance au travail et ont fini par craquer. Il n’y a pas d’antériorités. La littérature scientifique le dit : « Le  burn-out survient chez quelqu’un de « normal ».